Arthrose : savoir s’asseoir pour soulager ses maux dorsaux

De nos jours environ 80% des Français vivent au sein d’agglomérations urbaines et une majorité d’entre nous exercent un emploi sédentaire, s’effectuant fréquemment assis derrière un bureau, à scruter l’écran de son ordinateur.
Si l’on met ce pourcentage en corrélation avec les 80% de personnes âgées de plus de 65 ans souffrant du mal de dos et des articulations, vous comprendrez aisément à quel point il est essentiel de ne pas négliger sa position assise.
Nous avons donc souhaité passer en revue les gestes simples ainsi que les postures correctes à adopter pour prévenir les risques des douleurs de l’arthrose.
Suivez la route de votre bien-être !

Signification du tonus musculaire

En se basant sur le dictionnaire médical, on pourrait décrire le tonus musculaire comme l’état permanent de tension qui s’exerce sur les muscles afin de s’opposer à l’action de la gravité sur le corps humain.
L’estimation du tonus musculaire est intégré au sein d’un examen neurologique et peut-être définie comme la résistance ressentie par le praticien qui mobilise un segment de membre du patient.
Un tonus musculaire déficient est défini en terme de flaccidité, d’hypotonie ou d’hypertonie.
La flaccidité marque une absence de résistance à l’étirement d’un muscle ou d’un membre. L’hypotonie correspond à une résistance musculaire moindre que ce qu’elle devrait être et enfin l’hypertonie définit une augmentation de la résistance par rapport à une situation estimée normale.
L’hypertonie peut se présenter sous deux formes :
la rigidité, dominante sur les muscles fléchisseurs,
la spasticité qui prédomine sur les muscles fléchisseurs des membres supérieurs ainsi que sur les muscles extenseurs des membres inférieurs.

Les conséquences du tonus musculaire sur l’arthrose

Concrètement lorsque nous sommes en position assise durant un long laps de temps, nous avons tendance à nous effondrer sur nos muscles fessiers ce qui aura pour conséquence de favoriser l’arthrose des hanches. En outre, la position de notre nuque peut également provoquer des douleurs cervicales.
La courbure de la colonne vertébrale n’est pas naturelle et la pression exercée sur les disques intervertébraux est très largement supérieure à celle de la position debout ou couchée. Les disques intervertébraux possèdent un rôle d’amortisseurs, mais lorsque nous adoptons une position assise incorrecte durant une longue période, les disques se retrouvent compressés.
Une position assise incorrecte peut induire des conséquences articulaires ou musculaires néfastes. Assis devant une table ou un bureau, notre tendance naturelle nous pousse à nous incliner vers l’avant, la colonne vertébrale va alors s’arrondir tout en comprimant les organes.

Les bonnes attitudes pour moins souffrir du dos

Mobiliser son action musculaire, en particulier au niveau abdominal, va permettre à notre posture de s’alléger en soulageant la pression exercée sur des articulations anormalement contraintes.
Tenez-vous droit : le haut du dos et l’arrière du bassin doivent être collés au dossier du siège.
Les bras posés sur la table ou le bureau doivent former un angle de 90°.
La position de notre tête doit être alignée sur celle de la colonne vertébrale.

Afin de vous aider à adopter cette position assise correcte, vous pouvez vous aider d’un support lombaire que vous placerez dans le creux du dos.

Adopter les bonnes postures

Lorsque vous êtes debout
La tête doit être droite, les épaules à l’horizontal, le ventre et les fesses rentrés afin de soutenir la colonne vertébrale, le poids de votre corps bien réparti.

Lorsque vous êtes assis
Asseyez-vous au fond de votre siège le buste bien droit, les jambes non croisées avec les pieds bien à part sur le sol. L’objectif est d’adopter une position « légère », avec un poids bien réparti sur les fesses et les deux cuisses, qui va vous permettre de considérablement limiter les douleurs.
Un siège incliné à 5° vers le bas peut permettre aux personnes fragiles des lombaires d’orienter le poids du corps vers les cuisses et le sol en soulageant les hanches et les genoux. Travailler si possible sur un plan incliné à la façon des bureaux d’architecte.

Lorsque vous vous levez
Avancer les fesses vers le bord de l’assise, reculer un pied sous la chaise en avançant l’autre et en le positionnant bien à plat afin de maintenir l’équilibre. Penchez-vous en avant en donnant une impulsion avec vos jambes. Vous pouvez vous aider des accoudoirs si vous en disposez en poussant sur vos bras pour soulager l’impulsion des jambes.

Lorsque vous vous asseyez
Coller les mollets au siège, prendre appui avec les deux mains sur les accoudoirs de votre chaise si elle en dispose de façon à contrôler votre assise. Maintenez votre dos bien droit en contractant vos muscles abdominaux et dorsaux. Si vous ne disposez pas d’accoudoirs, prenez appui avec vos deux mains sur le bord de l’assise.

Avec l’accroissement du télétravail généré par la crise sanitaire, le fait de s’asseoir correctement revêt une importance essentielle pour ne pas accroître nos maux de dorsaux. Adoptez quelques gestes simples pour recouvrer un équilibre corporel correct tout en préservant la santé de votre dos.

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