Chondromalacie rotulienne : symptômes, diagnostic et traitements

Savez-vous ce qui se cache derrière cette expression de chondromalacie rotulienne ou syndrome fémoro-patellaire ?
Survenant fréquemment à l’adolescence, la chondromalacie rotulienne est un ramollissement du cartilage situé sous la rotule, dont un traumatisme léger mais répété constitue souvent l’origine.
Touchant quasiment chacun d’entre nous après 40 ans, la chondromalacie peut être douloureuse… ou pas et générer parfois une arthrose précoce de l’articulation fémoro-rotulienne. Nous avons donc souhaité faire un point sur ses symptômes et ses traitements.

Définition de la chondromalacie rotulienne

La chondromalacie est constituée par un ramollissement et une fissuration du cartilage situé sur la face interne de la rotule dont la forme est adaptée à l’extrémité de l’os de la cuisse, le fémur, ce qui lui permet de glisser sur celui-ci lorsque le genou est en flexion ou extension. Lorsque la rotule ne s’emboîte pas parfaitement au sein de la partie inférieure du fémur, des frottements excessifs entre ces deux os engendrent une désaxation de la rotule vers l’extérieur. Le cartilage est alors irrité et se ramollit à cause de la rupture des fibres de collagène qui le constituent.
Une mauvaise position de la rotule implique une augmentation de la pression sur le fémur, appelée hyperpression rotulienne, pouvant engendrer une lésion du cartilage rotulien.

Quels sont les symptômes de la chondromalacie ?

Les principaux symptômes sont la douleur, le craquement ou encore la sensation de blocage. La chondromalacie se manifeste par des douleurs sur la face antérieure du genou, particulièrement lors des phases d’extension, par exemple lorsque vous montez un escalier.
Vous pouvez ressentir une sensation d’instabilité alors que votre rotule se déplace anormalement vers l’extérieur ce qui peut d’ailleurs entraîner un blocage du genou.
Lors d’une palpation de la rotule, des craquements peuvent également se faire entendre pendant des mouvements de flexion extension de la jambe.
De fait, monter ou descendre des escaliers, s’accroupir, demeurer longtemps assis les genoux pliés ou encore fléchir les jambes en s’apprêtant à sauter participent à l’aggravation des symptômes.

Le diagnostic de la chondromalacie rotulienne

Si le médecin base son diagnostic sur les symptômes décrits par le patient ainsi que les résultats cliniques, la radiographie du genou demeure essentielle afin de percevoir une mauvaise position éventuelle de la rotule.
Dans l’hypothèse d’un doute sur la pathologie, une arthroscopie peut vous être prescrite afin de mettre en lumière le ramollissement du cartilage responsable des symptômes ressentis.
En cas de douleur, vous pouvez consulter votre médecin traitant qui vous dirigera très certainement vers un rhumatologue ou un chirurgien orthopédique s’il l’estime nécessaire.

Peut-on prévenir la chondromalacie rotulienne ?

Une adaptation de la pratique sportive peut constituer un bon moyen de prévention, en substituant par exemple des sports doux comme la natation à des activités plus agressives pour les genoux comme la course à pied où les impacts sur les articulations sont beaucoup plus violents.
Le port de chaussures adaptées, comportant des semelles permettant d’amortir les chocs, ou de genouillères permet de diminuer le risque de chondromalacie rotulienne d’origine traumatique.

Comment traiter la chondromalacie rotulienne ?

Il n’existe pas vraiment de traitement spécifique à l’efficacité prouvée pour cette pathologie. Il est néanmoins recommandé de pratiquer des exercices de renforcement musculaire et d’étirement. Votre praticien peut par exemple vous conseiller certains exercices afin de stabiliser la rotule en renforçant les quadriceps, qui redressent ou étendent l’articulation du genou. Les étirements permettent également de mobiliser le genou en douceur. Ces exercices dit isométriques se font sans plier le genou ce qui ne modifie donc pas la longueur du muscle.
Exemple d’exercice :
• Placez un coussin sous votre genou et, tout en conservant la jambe tendue, écrasez le coussin durant cinq à dix secondes.
• Un autre exercice consiste à soulever la jambe tendue, éventuellement lestée d’un poids de 500 grs à la cheville.
L’application de glace peut aider à adoucir la douleur et, sur le plan médicamenteux, des anti-inflammatoires non stéroïdiens permettent fréquemment de soulager les symptômes.
Des compléments alimentaires protecteurs du cartilage à base de chondroïtine sulfate peuvent également se révéler bénéfiques.
En cas de douleurs aigües, votre médecin vous conseillera probablement un repos partiel durant un laps de temps de une à deux semaines en évitant les mouvements de flexion-extension du genou qui exercent une pression sur la rotule.
En derniers recours, lorsque les exercices préconisés par un kinésithérapeute ou lorsque les traitements médicamenteux ont échoué, la chirurgie peut s’avérer nécessaire. L’objectif de l’intervention visera à régulariser le cartilage, à lisser les bords de la lésion ou à repositionner la roule.

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