La fasciathérapie peut aider à lutter contre les douleurs chroniques de l’arthrose

Savez-vous ce qu’est la fasciathérapie ? En avez-vous même déjà entendu parler ?
Comment se pratique t-elle et que pouvons-nous légitimement en attendre au regard de l’arthrose ?
Nous avons souhaité en savoir davantage sur cette thérapie douce, réputée pour ses vertus bienfaitrices au sens large.

Qu’est ce que la fasciathérapie ?

La fasciathérapie est une approche manuelle agissant exclusivement sur les fascias, ces fines membranes de tissu conjonctif fibreuses et translucides qui enveloppe l’ensemble des structures anatomiques, à savoir : les muscles, les organes, les os, les artères.
Les fascias sont présents dans l’intégralité de notre corps, assurant une forme de continuité entre les différents systèmes.
La sollicitation de ces fascias, au moyen de points d’appui et d’étirements légers, pourrait permettre une auto régulation naturelle de l’organisme.

Les origines de la fasciathérapie

Fondée en 1980 par Danis Bois, kinésithérapeute et ostéopathe français, mais également professeur agrégé, Docteur en sciences de l’éducation et fondateur du CERAP, un laboratoire autonome de recherche appliquée en psychopédagogie perceptive à l’université Fernando Pessoa de Porto au Portugal.
La fasciathérapie est en quelque sorte une approche novatrice de la santé et de la communication, reposant sur une unité anatomique et fonctionnelle.
L’approche sensible du corps qu’il a développé s’articule autour de 4 outils principaux :

  • le toucher,
  • la gymnastique sensorielle,
  • l’entretien verbal à médiation corporelle,
  • l’introspection sensorielle.

La fasciathérapie est de nos jours officiellement intégrée à la kinésithérapie dont elle constitue une spécialisation.

Les grands principes

Composés principalement de collagène, les fascias présentent donc un aspect gélatineux.
Ils se divisent en trois couches reliées entre elles :

  • la couche superficielle immédiatement sous la peau,
  • la couche profonde au niveau du cou, du thorax ou encore de la cavité abdominale,
  • la couche méningée sur le plan intracrânien.


Ces fascias, ou membranes souples, réagissent et s’ajustent en permanence en fonction de nos activités physiques et psychiques.
Sous l’effet de différents facteurs tels que le stress, l’anxiété, des traumatismes, des dysfonctions, voir des mauvaises positions comportementales, les fascias vont avoir tendance à se rétracter, à se crisper et à perdre leur visco-élasticité.
Les sollicitations étant importantes et répétées, les fascias ne parviennent plus à recouvrer leur souplesse et leur mobilité naturelles.
Cette perte d’adhérence peut entraîner une altération de la vascularisation et des apports liquidiens induisant potentiellement des douleurs aigües ou chroniques, la perte de sensation de fluidité des mouvements, des douleurs articulaires, mais également d’autres pathologies comme des céphalées, de la fatigue, des troubles digestifs…
La stimulation manuelle des fascias par votre praticien aura pour objectif de rétablir leur équilibre et leur élasticité. Les tissus ayant retrouvé leur mobilité, le patient ressent une amélioration de ses fonctions anatomiques ce qui induit un état de bien-être recouvré dans une certaine fluidité.

La pratique de la fasciathérapie

Si vous souhaitez tester cette thérapie douce, vous devrez prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute, qu’il s’agisse d’un cabinet libéral ou d’un service hospitalier.

Cette pratique totalement indolore et non manipulative est basée sur un toucher en douceur mobilisant les fascias, ainsi que sur des points d’appui.
Le praticien peut également être amené à demander au patient de s’exprimer sur son ressenti durant la séance.

Différentes techniques peuvent-être pratiquées :
les techniques d’écoute,
• le Rolfing qui permet à chacun d’obtenir davantage de confort en élaborant une posture plus dynamique,
• le « trigger point » ou « points gachettes » dont l’objectif est le relâchement des tensions par pression sur des points précis…

Des techniques complémentaires, telles que la fasciathérapie vasculaire permettant d’agir sur l’aspect liquidien du corps ou l’accordage somato-psychique associant approche manuelle, gestuelle et verbale dans le but d’accompagner le patient vers une meilleure connaissance de son corps et de lui-même afin d’entrevoir les relations entre l’organisme et le psychisme.

Le déroulement d’une séance de fasciathérapie

Lors de la consultation initiale, le thérapeute va interroger son patient afin de prendre connaissance de ses antécédents médicaux et de ses symptômes.
Le praticien va ensuite apposer ses mains sur le corps du patient à la recherche de zones de tensions ou de densité tissulaire.
Après avoir repéré la tension, le fasciathérapeuthe va exercer de légères tractions afin d’étirer le fascia puis prendre un point d’appui pour marquer un temps d’arrêt nécessaire pour que le corps se mobilise en organisant sa capacité de réaction. Le flux sanguin se relance et les tensions du fascia se libèrent.

Durant l’intégralité de la séance, le thérapeute interroge son patient sur son ressenti, notamment pour l’aider à accroître la perception et les réactions de son corps.

La personne souffrant de douleurs chroniques ou aigues, commencera à percevoir une amélioration à l’issue des trois premières séances, tempo en général choisi par le praticien pour établir un premier bilan et déterminer le nombre de séances nécessaires.

Quels sont les bienfaits de la fasciathérapie ?

De part son toucher très précis et léger, la fasciathérapie peut-être bénéfique pour un nombre important de pathologies, notamment dans les cas de traumatisme physique ou psychologique. Ainsi les fasciathérapeutes recommandent sa pratique pour les troubles suivants (sans que cette liste ne soit exhaustive) :
• En traumatologie : entorses, pathologies musculaires, sportif de haut niveau…
• Les douleurs chroniques : arthrose, lombalgies, cervicalgies, fibromyalgie…
• Les céphalées, migraines, acouphènes…
• L’anxiété, le stress, les situations de burn-out…
• Pour les périodes de croissance chez les enfants, les scolioses, les troubles du nourrisson…
• Accompagnement suite à des troubles physiques ou psychiques liés à une chimiothérapie.

Quels sont les coûts et la durée d’une séance de fasciathérapie ?

La durée moyenne d’une séance est comprise entre 45 minutes et une 1 heure et son coût peut globalement varier entre 50 et 80 euros selon les localisations géographiques.

Le coût engendré par les séances de fasciathérapie peut-être pris en charge par la sécurité sociale à la condition d’avoir fait l’objet d’une prescription médicale, sans tenir compte des éventuels dépassement d’honoraires du praticien.

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