L’arthrose et ses causes…

Des causes variées parmi lesquelles on distingue deux types d’arthrose :

L’arthrose primitive
Lorsqu’il n’existe pas de lésion préexistante sur l’articulation atteinte, on parle alors d’arthrose primitive.
Ce type d’arthrose peut-être favorisé par différents facteurs jouant un rôle déclenchant, tels que l’âge, la surcharge pondérale, les anomalies métaboliques , les changements hormonaux ou encore une certaine forme d’hérédité ou de prédisposition familiale.

L’arthrose secondaire
Lorsque l’arthrose touche une articulation fragilisée par un traumatisme préexistant ou encore une maladie du cartilage, on évoque alors une arthrose secondaire.
Ce type d’arthrose est associé à une cause bien déterminée, le plus fréquemment lié à une lésion de l’articulation – entorse, fracture, déchirure des ligaments – conséquence possible de la pratique intensive d’un sport. Cependant, une arthrose de type secondaire peut également être la conséquence d’une anomalie morphologique, en particulier de la hanche et du genou. L’anomalie anatomique, impliquant un surcroît de contraintes sur le cartilage, aboutit à son usure prématurée.

Identification des facteurs les plus fréquents :

Les facteurs d’apparition de l’arthrose sont variés, mais il est important de savoir les identifier afin de les combattre le plus efficacement possible.

La surcharge pondérale est un facteur d’apparition ou d’aggravation de l’arthrose du genou est des hanches.
L’excès de poids exerce une pression excessive sur les articulations portantes, telles que les hanches, jambes ou pieds, ce qui entraîne une accélération de l’altération du cartilage. Le poids est considéré comme l’un des plus importants facteurs de risque concernant les articulations précédemment citées.

Le vieillissement
Même si l’arthrose n’est plus aujourd’hui considérée uniquement comme une maladie liée à l’âge, elle touche essentiellement – mais pas uniquement ! – des personnes de plus de 50 ans. A compter de 65 ans, environ 70% de la population souffre d’arthrose, le pourcentage atteignant environ 85% pour les personnes de plus de 80 ans.

Les maladies métaboliques
Il s’agit très souvent d’une maladie microcristallline, c’est à dire une inflammation articulaire provoquée par un dépôt anormal de cristaux au sein de l’articulation.
On peut citer les cristaux d’urate, maladie communément appelée « goutte » ou encore les cristaux de pyrophosphate de calcium.
Ces dépôts anormaux de cristaux provoquent de multiples crises inflammatoires favorisant l’apparition de l’arthrose sur l’articulation.

• Les traumatismes ou lésions de l’articulation
Un traumatisme articulaire, tel qu’une entorse du ligament croisé du genou ou la fracture d’une articulation, est fréquemment la cause de la survenue ultérieure de l’arthrose.
Outre les accidents, les traumatismes peuvent-être liés à une surutilisation de l’articulation, notamment dans le cadre de la pratique intensive d’un sport qui peut altérer le cartilage et faire naître l’arthrose. C’est donc souvent une cause d’arthrose pour les personnes les plus jeunes.

. L’hérédité
Si l’arthrose ne peut-être considérée comme une maladie héréditaire, certaines formes de la maladie mettent en évidence une hérédité qui ne laisse que peu de place au doute.
Il s’agit notamment de l’arthrose de la main. En outre, il existe très vraisemblablement des prédispositions génétiques, particulièrement chez les femmes.

• Les anomalies squelettiques
Autres causes éventuelles d’arthrose, les anomalies squelettiques ou déformation de certains membres. L’un des cas les plus fréquents concerne la déformation de l’axe de la jambe où l’on peut observer, dans un premier cas, le rapprochement anormal des deux genoux ou, au contraire dans un second cas, l’éloignement anormal de ces derniers.
Dans ces deux exemples de déformation, l’apparition de l’arthrose peut se trouver favorisée car le centre de gravité du genou se trouve déplacé et que, de fait, les pressions exercées sur le cartilage des articulations se trouvent accentuées.

• Les facteurs de risques professionnels
Certaines activités professionnelles peuvent avoir une influence considérable sur les troubles musculo-squelettiques, ceux-ci résultant d’un déséquilibre entre les capacités du corps et les contraintes auxquelles il est soumis.
On peut distinguer deux types de facteurs de risques :
– Les facteurs que l’on pourrait qualifier de biomécaniques, à savoir les gestes répétitifs, le travail en force, les cadences trop importantes, les postures inadéquates…
– Les facteurs psychosociaux, tels que des situations stressantes ou un temps de récupération insuffisant.

Des facteurs sur lesquels nous pouvons agir…

Parmi les différents facteurs évoqués jouant un rôle non négligeable dans l’apparition de l’arthrose, nous pouvons influer sur certains d’entre eux et donc mettre tous les atouts de notre côté pour limiter ou retarder les problèmes articulaires.
En premier lieu, la surcharge pondérale : bien souvent, le simple fait de surveiller son alimentation permet de perdre quelques précieux kilos qui constitueront une contrainte en moins pour vos articulations.
En parallèle, il est essentiel de continuer à faire fonctionner vos articulations en pratiquant des sports doux adaptés, comme les mouvements aquatiques, le Qi Gong, la marche…
Concernant l’alimentation, outre le fait de surveiller le nombre de calories ingérées, il est également possible de favoriser une alimentation limitée en oméga 6 en privilégiant des aliments riches en oméga 3. Vous pouvez donc consommer des poissons gras (comme le maquereau, le hareng ou le saumon), des fruits rouges riches en antioxydants, des crucifères (chou-fleur, choux de bruxelles, brocolis, navet…) des épices ayant des propriétés anti-inflammatoires (gingembre et curcuma)…


Nous ne sommes pas tous égaux devant l’arthrose, ni devant les traitements d’ailleurs, certaines techniques fonctionnant très bien sur un individu et pas sur l’autre…

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