L’arthrose, facteur de risque de la maladie de Parkinson

Selon une étude récente publiée en juin dernier, arthrose et maladie de Parkinson pourraient être liées. Ainsi les patients atteints d’arthrose présenteraient non seulement un risque accru de chute mais également une augmentation significative du développement potentiel de la maladie de Parkinson.
Dans quel cadre cette étude a t-elle été réalisée et quels sont les facteurs de risques pour les personnes arthrosiques ? Est-il possible d’agir pour prévenir ce risque ? Nous avons fait le point pour vous.

Le déroulement de l’étude

Ayant pour référence la base de données de l’assurance maladie taïwanaise, les chercheurs ont comparé les données d’un groupe comprenant 33 360 patients âgés de 50 à 64 ans souffrant d’arthrose à un second groupe témoin identique en nombre et en âge mais constitué de personnes non atteintes d’arthrose. La durée de l’étude s’est étendue sur un laps de temps de 8 années. Après avoir analysé l’ensemble des données, il en ressort deux observations majeures :
• Les participants souffrant d’arthrose présentent un risque accru de 41% de développer la maladie de Parkinson.
• Parmi les patients atteints d’arthrose, ceux souffrant de gonarthrose (arthrose du genou) ou de coxarthrose (arthrose de la hanche) semblent avoir un risque de contracter la maladie plus important encore puisque l’on atteint un pourcentage de 55% par rapport aux individus sans arthrose ou avec une arthrose touchant d’autres articulations.

Quelles conclusions tirer de cette étude ?

Si les résultats de l’étude montrent clairement que l’arthrose constitue un risque accru de développer la maladie de Parkinson, encore faut il étudier le processus permettant d’expliquer ce lien entre les deux pathologies.
Bien que les mécanismes liant les deux maladies ne soient pas connus, les scientifiques attirent l’attention sur le fait que l’inflammation est impliquée à la fois dans l’arthrose et la maladie de Parkinson. En effet, les personnes arthrosiques présentent un niveau de cytokines pro-inflammatoires élevé qui est en capacité d’activer certaines cellules du système nerveux, engendrant elles-mêmes une production supplémentaire de cytokines pro-inflammatoires. Ce processus favorise ainsi l’apparition d’une neuro-inflammation qui entraîne à son tour une neuro-dégénérescence, identique à celle de la maladie de Parkinson. Les chercheurs soulignent d’une part que la conjonction de l’arthrose et de la maladie de Parkinson peut augmenter le risque de chutes et que d’autre part les troubles liés à la mobilité de l’arthrose peuvent masquer les premiers symptômes moteurs de la maladie de Parkinson.

En pratique, quelle prévention pouvons-nous mettre en place ?

Les responsables de l’étude souligne l’importance de la surveillance des personnes âgées souffrant d’arthrose pour ne pas risquer de passer à coté des premiers symptômes de la maladie de Parkinson.
Mais d’une façon plus globale, lutter contre l’arthrose c’est également surveiller son poids, donc son alimentation et pratiquer une activité physique adaptée. Certains traitements naturels tels que le gingembre, le curcuma ou la chondroïtine peuvent avoir une influence positive, mais nous reviendrons plus en détail dans un prochain article sur les réalités d’une alimentation adaptée à l’arthrose.
En attendant, mangez léger, bougez dès que vous le pouvez et profitez de l’été en faisant le plein de vitamine D !

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