L’automédication : que faut-il savoir ?

L’automédication correspond à l’utilisation par une personne d’un ou plusieurs médicaments sans prescription médicale. Cette pratique peut s’avérer utile parfois mais comporte aussi des risques. Environ 130 000 patients vont présenter des complications les conduisant à l’hôpital chaque année.

Les médicaments utilisés pour l’automédication peuvent être en vente libre, soumis à prescription facultative ou obligatoire (par exemple médicament prescrit pour un ancien traitement et conservé dans l’armoire à pharmacie). Les compléments alimentaires, les huiles essentielles, la phytothérapie, l’aromathérapie, etc… sont considérés comme de l’automédication et peuvent avoir des interactions avec d’autres médicaments.

Quand avoir recours à l’automédication ?
  • Pour une maladie non grave (bénigne) ;
  • Quand vous êtes certains du diagnostic que vous aurez fait vous-même.

Quelles précautions prendre lors de l’automédication ?
  • Traitement de courte durée (3 à 4 jours maximum). Si les symptômes persistent au-delà de ce délai, il faut consulter votre médecin.
  • Respecter les modalités d’usage : posologie (dose maximale à ne pas dépasser), fréquence des prises, contre-indications.
  • Attention aux interactions médicamenteuses (éviter de multiplier les traitements).
  • Demander conseils à votre pharmacien.
  • Attention aux achats sur internet : les sites de vente d’une pharmacie officielle installée en France est soumis à l’autorisation de l’ARS (Agence Régionale de Santé).

Quand ne pas avoir recours à l’automédication ?
  • Si vous êtes atteints d’une maladie chronique.
  • Si vous prenez d’autres médicaments (polymédication).
  • Si vous êtes enceinte ou allaitante.
  • Nourrissons et enfants.

Dr Aurélie Sicaud – Médecin Rhumatologue

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