Pour un été en apothéose, les plantes vous aident à lutter contre l’arthrose

L’été est enfin arrivé, avec sa cohorte d’effets bénéfiques sur vos douleurs, votre moral, vos résolutions. Que vous soyez en bord de mer, à la montagne ou à la campagne, les embruns, le vent, la végétation, les cours d’eau véhiculent des envies de nature… y compris pour vous aider à soulager les douleurs de l’arthrose.

Traitements anti-inflammatoires et antalgiques au long cours, existe-t-il d’autres solutions ?

Profiter pleinement de vos congés ne signifie pas simplement de ne pas travailler et de se délecter de spécialités régionales, faut-il encore pouvoir le faire sans que vos articulations se rappellent à votre bon souvenir. Vous pouvez bien sûr continuer à traiter la douleur grâce à des antalgiques, souvent efficaces à court terme, mais comportant nombre d’effets secondaires comme des gastrites, voir des ulcères.
Si votre arthrose n’est pas à un stade trop avancé, nous vous proposons donc d’essayer de soulager vos douleurs grâce à certaines plantes possédant des propriétés anti-inflammatoires. Suivez le guide !

Connu depuis la nuit des temps : le cassis

Utilisé pour ses vertus anti-inflammatoires depuis le Moyen-Age, le cassis est préconisé pour soulager les affections rhumatismales, mais aussi d’autres pathologies telle que la goutte.
Les feuilles, les bourgeons, mais également les fruits et l’huile de pépins peuvent-être utilisés à des fins thérapeutiques avec des indications différentes.
La feuille contient des acides aminés, de la vitamine C, des acides phénol et une huile essentielle. Celles-ci sont utilisées comme diurétiques en phythotérapie, favorisant ainsi l’élimination de l’urée et de l’acide urique.
Assimilées en tisanes, les feuilles de cassis aident à lutter contre les douleurs articulaires, l’arthrose, l’hypertension et plus globalement contre les rhumatismes dégénératifs.
L’usage traditionnel des feuilles du cassissier comporte donc une triple action : anti-inflammatoire, analgésique et diurétique.
Davantage encore que dans les feuilles, c’est dans les bourgeons que l’on trouve la plus forte concentration de principes actifs anti-inflammatoires. Les bourgeons sont donc macérés dans un mélange d’eau, d’alcool et de glycérine permettant d’obtenir un extrait nommé macérât. Parmi ses nombreuses propriétés, relevons celle consistant à débarrasser les articulations des toxines accumulées, notamment lorsque le patient souffre de goutte et possède un taux élevé d’acide urique. On lui prête également des bienfaits sur le plan de la protection et de la régénération du cartilage tout en redonnant de l’élasticité aux articulations.

Quand la griffe du diable devient charitable…

Alors que les peuplades indigènes du sud de l’Afrique utilisent l’harpagophytum ou griffe du diable pour soulager un nombre incalculable de maux, en Occident son utilisation est principalement orientée vers le soulagement des pathologies liées à l’arthrose, aux tendinopathies ou aux douleurs musculaires. Son nom commun, griffe du diable, est dû au fait que ses griffes s’accrochent aux sabots du bétail participant ainsi activement à la propagation des maladies au sein des troupeaux.
Possédant des propriétés anti-inflammatoires naturelles, cette plante est certainement l’une de celles ayant démontré l’efficacité la plus grande envers le traitement des douleurs provoquées par l’arthrose. Dans ce cadre, elle se consomme sous forme de comprimés ou de capsules de poudre. En fonction des douleurs à soulager, la posologie peut varier, il sera donc opportun de vous faire conseiller par votre médecin ou votre pharmacien pour connaître la quantité optimale que vous devrez ingérer. Votre praticien pourra également vous déconseiller ce complément alimentaire si vous souffrez de certaines pathologies, comme un ulcère gastrique ou des calculs biliaires.

La reine des prés saura vous soulager

Connu depuis fort longtemps, la reine des prés s’utilise principalement comme un antidouleur. Ancêtre de l’aspirine, certains diront qu’elle le remplace avantageusement en évitant aux patients les effets secondaire de ce médicament, comme les brûlures d’estomac.
Parmi ses nombreux bienfaits démontrés, les indications thérapeutiques usuelles de cette plante sont les crises de rhumatismes, d’arthrose, mais aussi les courbatures musculaires, la fièvre, le surpoids, les brûlures gastriques…
Les principes actifs reconnus sont la vitamine C, le calcium, le soufre, le fer, l’acide salicylique, les glucosides, l’héliotropine…
Même si la feuille peut également être utilisée, ce sont essentiellement les parties fleuries de la plante qui sont cueillies puis séchées. Consommée le plus souvent sous forme de gélules, la reine des prés peut également se boire sous forme de tisane.
Sa seule contre-indication s’adresse aux personnes ne supportant pas l’aspirine puisqu’elle contient de l’acide salicylique.

Une décoction de saule blanc pour un apaisement

Tout comme la reine des prés, l’écorce de saule blanc contient de l’acide salicylique aux propriétés anti-inflammatoires et analgésiques.
Connu depuis l’antiquité, ce petit arbuste est considéré comme l’une des plus anciennes plantes médicinales.
L’agence européenne du médicament reconnaît d’ailleurs comme « cliniquement établies » les vertus de cette plante contre les douleurs lombaires ainsi que les douleurs articulaires mineures ou encore les maux de tête. Le saule blanc est considéré comme une aspirine végétale, grâce à la richesse en acide salicylique de son écorce. L’action bénéfique du saule blanc sur les douleurs lombaires est en partie due à la présence de flavonoïdes dans sa composition. Les résultats obtenus concernant les douleurs arthrosiques sont moins probants.
Le saule blanc est utilisé sous forme d’extrait fluide ou il se consomme en gouttes, en infusion ou encore en gélules.
Les contre-indications sont similaires à celles exprimées pour la reine des prés et l’aspirine. Outre les personnes allergiques aux salicylates, aux anti-inflammatoires non stéroïdiens ou souffrant d’ulcère de l’estomac, le saule blanc est déconseillé aux patients souffrant de goutte ou ayant des pathologies rénales ou asthmatiques.
Ses effets indésirables sont rares, même s’il faut noter que cette plante est anaphrodisiaque et réduit donc la libido.

La douleur il soulagera, en consommant du curcuma

Principal ingrédient du curry, le curcuma et ses propriétés médicinales sont connus depuis des siècles en Asie ainsi qu’en Inde. Sa racine, ou rhizome, est utilisée depuis très longtemps par la médecine chinoise et ayurvédique.
La curcumine, ou molécule active du curcuma, permet de réduire les inflammations, notamment celles liées à l’arthrose, grâce à ses propriétés antioxydantes ; on peut citer l’arthrose du genou, de la hanche ou encore l’arthrose cervicale.
Plusieurs études scientifiques corroborent aujourd’hui les vertus supposées du curcuma.
En pratique comment consommer le curcuma ?
Vous pouvez l’utiliser frais ou en poudre. Si vous disposez de rhizomes frais, vous pourrez le râper ou en couper de fines tranches afin de les utiliser dans les salades, en accompagnement de viande, sur une omelette… sous forme de poudre pour vos potages, vos sauces ou pour l’emporter partout avec vous et en saupoudrer vos plats au restaurant, une façon d’en consommer régulièrement. Il est également possible de le consommer en tisane en faisant infuser quelques petits morceaux de rhizome dans de l’eau chaude.

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