Quand la diète vide vos assiettes, les douleurs de l’arthrose font une pause…

Le saviez-vous ?

Le terme jeûne regroupe différentes pratiques :

  • Le jeûne complet (seule l’eau est permise),
  • le jeûne partiel (apport calorique modeste 200 à 300 Kcal/jour),
  • le jeûne continu ou intermittent.

Les effets bénéfiques du jeûne…

Plusieurs études cliniques mettent en évidence une diminution de l’inflammation et donc les bienfaits du jeûne sur la polyarthrite rhumatoïde, l’arthrite, l’arthrose et les rhumatismes en général.
En mettant le système digestif au repos, nous économisons environ 30% de notre énergie, ce qui permet à notre corps de se régénérer, de se nettoyer en profondeur, en éliminant les acides, les sels et les cristaux.
Le jeûne cependant ne s’improvise pas, il doit-être correctement préparé et encadré.

Concernant les effets du jeûne en lien avec la polyarthrite rhumatoïde, la fibromyalgie et les douleurs chroniques, une recherche bibliographique a permis de recueillir 13 études cliniques décrivant 6 essais, ainsi qu’une revue issue de la collaboration Cochrane.

Il est intéressant de noter que les interventions nutritionnelles sont une approche essentiellement issue des pays d’Europe du nord (Suède, Norvège, Allemagne) où l’on retrouve les principales études randomisées, contrôlées et référencées.

Une étude de 1979, citée par la collaboration Cochrane, et portant sur l’étude du jeûne pour les douleurs chroniques, conclut à un soulagement temporaire, notamment pour les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.
Les auteurs précisent qu’ils ont observé « une réduction sensible de la sensation de douleur et de raideurs signalées, renforcée par une réduction notable de la consommation de médicaments ».
Cependant, il faut noter que ces effets bénéfiques l’ont été à court terme. (Données Inserm).

Un second essai clinique norvégien, datant de 1991, a eu comme objectif, l’étude des effets du jeûne court, suivi de la mise en place d’un régime végétarien personnalisé chez des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (durée de l’essai : 13 mois). Cet essai a donné lieu à 6 autres études entre 1994 et 1996. Les auteurs (J.Kjedldsen-Kragh et al.) concluent à une amélioration prolongée des patients. (Données Inserm : Evaluation de l’efficacité du jeûne comme pratique à visée préventive ou thérapeutique – 10 janvier 2014)

A la lecture de ces différentes études, nous pouvons déduire qu’un jeûne suivi d’un régime végétarien adapté à chaque personne, permet de diminuer plus ou moins durablement, les symptômes inflammatoires, sans pouvoir expliquer les processus en cause.
Toutefois, une autre étude datée de 1989 (Nord Med 1989; 104(4):112-114) affirme que, sauf cas exceptionnels, il ne semble pas que le jeûne suivi de régime, fasse disparaître la maladie ou empêche la dégradation subséquente des articulations.

Bien qu’ayant une incidence bénéfique reconnue, la pratique du jeûne peut effrayer ou rebuter ; il existe alors une alternative, la mono-diète… mais de quoi s’agit-il ?

Alors que nous consommons en moyenne une vingtaine d’aliments différents par jour, le principe de la mono-diète consiste à n’ingérer qu’un seul et même aliment au cours d’un repas ou d’une journée.
La promesse est la suivante : consommer un aliment unique, bio de préférence et de saison, permet au corps de se désintoxiquer dans de bonnes conditions, l’énergie habituellement utilisée pour la digestion étant attribuée à la régénération des cellules.
Il peut s’agir d’un fruit, d’un légume ou d’une céréale.
Afin d’éviter tout risque de carence ou de déséquilibre alimentaire, la mono-diète se pratique sur une courte durée, sur un repas, une journée ou deux à trois jours.
Le travail digestif étant allégé, en particulier au niveau du foie, celui-ci peut alors se concentrer sur le plan hormonal et sanguin, le corps récupérant alors de l’énergie pour effectuer une désintoxication, en éliminant les toxines qui l’encombrent.

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