Soulager l’arthrose avec les médecines douces

Lorsque la douleur devient chronique, quotidienne, qu’elle s’installe dans nos vies en réduisant notre mobilité articulaire au point de créer un handicap, on ne sait parfois plus vers quoi ou qui se tourner.
Les traitements médicamenteux étant fréquemment mal tolérés sur la durée, de nombreux patients souhaitent s’orienter vers des médecines douces, plus naturelles, comportant moins d’effets secondaires. Quelles sont ces médecines alternatives et qu’en est-il de leur efficacité respective ? Nous avons fait le point pour vous sur les différentes approches pour qu’arthrose ne rime pas forcément avec morose.

La mésothérapie

La mésothérapie est un traitement local visant à injecter de très faibles doses de médicaments (antalgiques, anti-inflammatoires…) sous la peau grâce à de fines aiguilles longues de 4 à 13 mm ou d’un pistolet à air comprimé. Le Dr Michel Pastor, son inventeur, résumait parfaitement l’objectif de cette technique : peu de produit, peu souvent, mais au bon endroit. Des injections proches de la zone à traiter pour éviter que le médicament ne soit véhiculé par le sang ou qu’il ne se fixe dans le foie ou l’estomac.
Que peut-on en attendre ? La mésothérapie est avant tout plébiscitée pour ses actions décontractantes et anti-inflammatoires. Bien qu’aucune validation scientifique ne vienne confirmer l’efficacité et la sécurité de cette approche, nombreux sont les patients qui soulignent les effets bénéfiques ressentis après l’avoir pratiquée.

L’acupuncture

Méthode thérapeutique asiatique héritée de traditions séculaires, l’acupuncture repose sur le principe de la régulation des flux d’énergie dont la bonne circulation de l’énergie vitale (le QI) assure santé et équilibre. Techniquement, il s’agit de placer de fines aiguilles sur des points précis du corps le long des méridiens afin de soulager des douleurs.
Si certains médecins précisent que l’acupuncture favorise la sécrétion de substances morphiniques dans le cerveau, permettant d’observer un effet antalgique et décontractant au regard de l’arthrose, force est de constater qu’aucune preuve scientifique n’a pu être rapportée pour défendre l’efficacité de l’acupuncture dans les douleurs arthrosiques.

L’homéopathie

L’homéopathie est une méthode thérapeutique qui repose sur le principe de similitude, un principe selon lequel une substance qui provoque un symptôme peut être employée pour traiter le même symptôme de la maladie si elle est utilisée à une dose infinitésimale. Il est utile de préciser que le traitement peut varier d’une personne à l’autre en fonction de son mode de vie ou de son environnement.
Différents médicaments sont aujourd’hui disponibles sur le marché à des fins de traitement de l’arthrose. Néanmoins, une fois encore, les effets supposés bénéfiques au regard des douleurs arthrosiques ne sont pas prouvés scientifiquement, l’Organisation Cochrane les comparant même à des effets placebo.

L’ostéopathie

L’ostéopathie est une pratique manuelle visant à lever les blocages articulaires, tendineux ou musculeux du corps, pour lui permettre de mieux fonctionner. S’adressant tout particulièrement aux patients souffrant d’arthrose rachidienne, cette approche manuelle possède plusieurs axes d’application. Ainsi distingue-t-on l’ostéopathie structurelle qui traite les blocages articulaires, de l’ostéopathie crânienne ou encore de l’ostéopathie fonctionnelle qui traite les viscères du corps humain.
Bien que pouvant soulager certaines douleurs dues à l’arthrose, l’ostéopathie, tout comme les précédentes médecines douces évoquées, n’a pas vu son efficacité reconnue scientifiquement.

La phytothérapie

Cette approche thérapeutique est fondée sur l’emploi de plantes ou de principes actifs naturels, ayant pour objectif de soulager ou prévenir une maladie. Constituée de différentes branches, comme la gemmothérapie ou médecine des bourgeons, la phytothérapie va procéder à l’extraction du principe actif de la plante par diverses techniques, dont les extraits pourront être administrés sous la forme de gélules ou d’infusions.
Tout comme pour les autres médecines alternatives, les bienfaits n’ont pas été reconnus scientifiquement, même si de nombreux patients déclarent que leurs maux ont été soulagés grâce à cette technique naturelle recourant à l’essence des plantes.

La chiropraxie

Cette technique, basée sur des manipulations physiques, vise le soulagement des douleurs liées aux os et articulations de notre squelette. La chiropraxie vous aide à retrouver une vitalité au travers des capacités innées possédées par votre corps pour s’adapter et s’auto-guérir. Dans la pratique, les chiropracteurs recourent essentiellement aux manipulations vertébrales et du bassin, ainsi qu’à la mobilisation des articulations. Une technique manuelle dont le bénéfice supposé est un traitement préventif permettant de trouver un bon équilibre du corps et du système nerveux. Née de l’ostéopathie, la chiropraxie s’intéresse principalement à la colonne vertébrale et propose une manipulation plus brusque.

La sophrologie

Il s’agit d’une technique qui provoque émotions positives et libération d’endorphines grâce à l’association de mouvements doux, d’une respiration maitrisée et d’images mentales suggérées. La sophrologie permet de s’éloigner des ressentis négatifs, de se mettre à l’écoute de soi-même en se libérant de ses appréhensions et autres sources de tensions. L’objectif visé n’est autre que la détente physique et mentale pour nous permettre d’isoler la douleur, de la matérialiser puis de la modifier en en prenant le contrôle.

La musicothérapie

Appartenant à l’art thérapie, elle est présente au sein même de l’hôpital et a fait l’objet de plusieurs études scientifiques. Cette approche utilise le son et la musique sous toutes les formes pour faciliter la relation thérapeutique, qu’il s’agisse du patient ou du thérapeute. De part son effet physiologique, une musique relaxante peut permettre d’atténuer la douleur et l’anxiété en abaissant le taux de cortisol (une hormone associée au stress) et en libérant les endorphines qui ont des propriétés analgésiques et euphorisantes. La musicothérapie contribuerait à diminuer l’utilisation de morphine et d’autres sédatifs, d’anxiolytiques et d’analgésiques. Elle favoriserait d’autre part une diminution de la perception de la douleur et une plus grande tolérance à celle-ci.
Des recherches ont démontré une réduction des symptômes douloureux associés aux troubles musculosquelettiques et à l’arthrose, mais la majorité des études insistent sur la diminution modeste de la douleur. Plus l’intensité de la douleur est importante, moins l’effet de la musicothérapie sera appréciable.

L’hypnothérapie

De part la modulation de sa voix ainsi qu’un certain nombre d’exercices de visualisation ou de relaxation, le thérapeute va parvenir à placer son patient dans un état de conscience modifiée, qui permettra de diminuer l’état anxieux ou dépressif ainsi que le stress. L’hypnothérapie va aider à modifier sa perception de la douleur et à ne plus être angoissé à l’idée de bouger, d’effectuer des mouvements. Le plus souvent, deux à trois séances suffises à ressentir une amélioration.

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