Thermalisme : Les cures, des bienfaits vous procurent ?

Le saviez-vous ?

  • En 2018, on comptait plus de 600 000 curistes en France.
  • La durée moyenne d’une cure est de 18 jours.
  • Le coût moyen d’une cure pour le curiste est de 1100 euros.
  • 770 sources d’eau minérale naturelle sont répertoriées en France, soit le 1er patrimoine hydrominéral européen.
  • 90 stations thermales sont en activité sur le territoire français (source: La Médecine thermale).
  • Les cures thermales sont prescrites par votre médecin traitant ou votre spécialiste, l’assurance maladie prenant en charge une partie des coûts médicaux, en l’occurrence les honoraires et les soins, ou la totalité en cas d’affection de longue durée.

Médicalisées et remboursées par la sécurité sociale dès l’après-guerre, les cures thermales connaissent une hausse sensible de la fréquentation ces dernières années, et parmi celles-ci, les cures thermales à visée rhumatologique représentent l’essentiel des prescriptions en France avec plus de 70% des traitements délivrés ; mais permettent-elles réellement de soulager la douleur et comment mesure t-on leur efficacité ?

Des effets bénéfiques sur la douleur, la mobilité ou le bien-être

Il n’existe pas de cure « standard », mais un programme adapté à chaque curiste avec un ensemble de soins personnalisés devant respecter des obligations légales, telles que la durée du séjour (18 jours) et le nombre de soins quotidiens (4 par jour).
Au-delà de ces obligations, certains centres proposent des ateliers spécifiques liés aux pathologies à traiter. Parmi ceux-ci, nous retrouvons fréquemment, pour l’arthrose, des modules diététiques avec une nutritionniste, afin d’apprendre à s’alimenter de façon équilibrée et combattre le surpoids, néfaste pour les articulations, ou encore un atelier gymnastique ou exercices d’apprentissage des mouvements nécessaires au bon fonctionnement de ses articulations.

L’Etude Thermarthrose

Plusieurs études, relativement récentes, mettent en évidence les bienfaits de ces cures thermales, notamment sur le traitement de la douleur et de la mobilité, sans compter une diminution significative de la consommation de médicaments, tels que les antalgiques ou les anti-inflammatoires.
L’étude Thermarthrose publiée en 2009, est un essai randomisé contrôlé, évaluant le traitement de la gonarthrose sur 462 patients, répartis de façon aléatoire en deux groupes, l’un témoin ayant reçu le traitement classique, l’autre expérimental comportant des soins thermaux durant 18 jours, et ce, dans trois centres différents.
L’analyse des résultats, à 3 mois, 6 mois et 9 mois, met en évidence une augmentation d’environ 50% du nombre de patients ayant ressenti un bénéfice en terme de douleurs et de capacités fonctionnelles ce qui est d’autant plus notable, qu’on observe une stabilité de ces améliorations au 9ème mois chez 50% des curistes.

Cette étude a donc mis en lumière l’effet thérapeutique du suivi d’une cure thermale sur l’arthrose du genou, à court et moyen terme, grâce à la mise en place d’une méthodologie particulièrement étudiée (étude randomisée, multicentrique en groupe parallèle).
Dénuée d’effets indésirables, la cure thermale est soit prescrite comme alternative aux traitements médicamenteux, soit en complément.

La cure thermale soulage, mais ne guérit pas…

Si les études évoquées précédemment démontrent clairement une amélioration significative en terme de douleurs et de fonctionnalités, reconnue en tant que telle, à la fois par les patients et les médecins, il est tout aussi important d’être conscient qu’un séjour de trois semaines en cure thermale ne guérit pas et ne vous rendra pas les articulations de vos 20 ans…
A l’instar des médicaments, la cure thermale soulage, mais ne guérit pas !

Outre les bénéfices liés à la douleur et la mobilité, l’effet recherché est également une diminution de la consommation médicamenteuse, d’une part parce qu’il n’est pas souhaitable d’ingérer des anti-inflammatoires de façon quotidienne pendant des années, et d’autre part, parce que la sécurité sociale, qui finance les cures thermales, peut retirer, elle aussi, un bienfait en terme de diminution de dépenses liées à la baisse de consommation de médicaments.
Un argument bénéfique au patient financé, comme au financier, qui n’est pas sans intérêt…

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